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Camille Millerand

Bucarest-Mihai Bravu

Qui sont les jeunes de Roumanie aujourd’hui ? De la main d’oeuvre bon marché pour des entreprises étrangères qui ont délocalisé leurs activités. Des étudiants boursiers qui partent dans des universités européennes. Une classe moyenne émergente, tournée vers l’U.E. Et beaucoup de jeunes qui font vivre les villages roumains, mais qui rêvent de partir à Bucarest ou d’émigrer à l’étranger pour échapper au chômage et à la pauvreté. La Roumanie vient de passer plus d’une année au sein de l’U.E. Malgré tout, la jeunesse roumaine n’a pas encore fini sa mutation et elle devra trouver un équilibre entre la ville de toutes les possibilités et le village dépourvu de perspectives.

Grangasi, quartier de Bucarest. D’ici 2015, 25000 immeubles de ce type devrait être réhabilité.
 
Arrêt de bus près du Web Club, lieu branché de Bucarest.
 
Soirée football au sein de la communauté roumano-gabonaise. Sous Ceaucescu, la Roumanie et le Gabon ont entretenu des partenariats économiques.
Hall d’immeuble à Grangasi où se retrouvent régulièrement les jeunes en début de soirée.
 
Ionuts (19 ans) est employé chez Dacia Renault à Pitesti. Il a participé au dernier mouvement de grève des salariés et a obtenu une augmentation de 100 euros de son revenu. Il gagne maintenant 300 euros pour 200 heures de travail mensuel.
Simona (22 ans) et Maria (20 ans) travaillent dans une entreprise de veille technologique pour des boîtes de publicité, afin de financer leurs études.
Alina et Beatrice, étudiantes en psychologie à Pitesti.
 
Préparation des élections municipales au siège du PD-L (parti démocrate libéral) à Bucarest. Marius (28 ans) est membre du parti depuis 7 années.
Corina,18 ans, et sa fille de 2 ans. Elle vit dans un studio, dans la banlieue de Bucarest, avec son mari et sa belle mère.
 
Marius, 24 ans, manager junior chez Nestlé. Avec un salaire de 900 euros, il représente la classe moyenne de la capitale.
 
Dans un bar fréquenté par les jeunes de Pitesti. Ville de 190.000 habitants où le plus grand investisseur français en Roumanie s’est installé (Renault Dacia).
George, Marius, Viorel et Ionel sont ouvriers pour la municipalité de Bucarest. Ils vivent à Mihai Bravu, village situé à 40 Km de Bucarest.
Quartier de Stefan cel Mare, Buacrest. De nouveaux bâtiments pour la jeunesse aisée se construisent. Ces logements sont accessibles à ceux qui ont un revenu mensuel d’au moins 1800 euros.
Mihai Bravu, village situé à 40 km de la capitale.
 
Florin, 21 ans, vient de démissionner de son job (ouvrier municipal) à Bucarest, mécontent de son salaire de 250 euros.
 
Rivière de Perieti (village situé à 50 km de Bucarest) où les jeunes viennent se rafraîchir en raison de la canicule.
 
Salon de coiffure à Perieti.
 
Mihaela, son mari Gabriel et leur enfant Ionut dans leur chambre. Mihaela ,26 ans, est la seule de la famille à travailler. Son salaire de 150 euros, qu’elle gagne dans une petite entreprise du village, entretient une famille de 7 personnes.
Georgiana , 14 ans s’occupe de sa petite soeur.
 
Cristina (16 ans) et George(18 ans) vivent ensemble à Mihai Bravu. Ils auront un bébé dans 7 mois.
 
Dans le bar de Mihai Bravu. Lieu de divertissement pour les jeunes du village équipé de machines à sous et d’un billard.
 
Ionel (22 ans) fait sa sieste, après sa journée de travail à Bucarest.
 
Un carrefour de Mihai Bravu.
 
Discothèque de Perieti, unique lieu de divertissement du village.
 
Maison de Mihaela, Perieti.
 

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© Camille Millerand, 2009, Paris. Tous droits réservés.